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Fada Coma
And there is joy..

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1 And there is joy..
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blah...

Les commentaires seront apprécier, surtout pour la musique.
Car les textes, les photos, c'est pour jouer le jeu.

Merci.
Kimo

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 23:35

Le vieux

Le vieux
Personne n'est venu aujourd'hui non plus. Je suis resté assis toute la journée; qu'avait-il d'autre à foutre. J'expire souffle après souffle une odeur chaude de fermentation et de fièvre. Ça poigne au nez. Je sens la charogne, la décomposition, l'agonie.
Cancer.
Les radiographies; ma petite histoire.
Deux photocopies de poumons asymétriques; les taches. J'ai rie: Du café?
De l'encre de chine, on n'en utilise plus.

Veuillez laisser pour comble mes affaires. J'en serais dérangé que mes possessions apportent aux bien-aise d'autrui plus que j'aie pu le faire moi-même. J'écris ici pour être plus claire: Je désire laisser aux vidanges tout mes biens.


Et je signe. Et je laisse sur le bureau dévernis.
Et je me pends à l'ancienne.

Vieillesse.

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 22:59

Les gens.

Au fond de paroles une haleine chargé, un souffle doux de salive en suspend, et les mots sonnent bas.
Sonné que vent dans l'hymne des autres. Un soupir , une épave.
Au fond de regards un reflet de soi. Regarde moi, que je me regarde.
Au bout d'un chemin, d'où les morts niés. N'y sera plus avare que soi.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 16:58

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smiling china dolls walk
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# Posté le jeudi 02 octobre 2008 17:52

Récit violent du temps des baïonnettes et des remords

Récit violent du temps des baïonnettes et des remords

Voilà. Nous sommes à la lisière du village. Pleurant aux pieds de l'impardonnable. Des pieds lavés par nos larmes et nous; comme des putes pécheresses à genoux. Mais la garde à l'épaule et le sabre claquant doucement sur la cuisse; parce que nous ne demandons pas pardon. Et nous avançons sans pleurer, pas à genoux du tout. Mariés aux remords et divisés comme les terres de Dieu. Déchirés par les crocs du général Carter et la haine Me détester parce que je ne suis pas entrain de lui tirer dessus et que j'ai avancé jusqu'à la lisière du village... parce que général Carter.
Général Carter.
Général Carter.
Et ce qui est peut-être le plus horrible dans le massacre qui s'annonce, c'est que je suis le seul à s'essuyer les yeux noyés de larmes.

Le général donne le signal. Sortir de la forêt. Descendre la côte. Encercler le village. Et de l'autre côté, le lac. Un filet qui se resserre comme l'étaux qui écrase la main qui se broie, et nous qui avons mal peut-être, et moi qui cris; je ne veux pas!
Carter! Carter! Carter! Ennemie du monde entier qui déploie ses ailes et étend son ombre jusqu'aux parois de l'Univers!
Nous descendons, nous soldats nous missionnaires de l'injustice. Nous voie de la raison inter-national nous si doucement... Comme 500 serpents qui perturbent l'aube de milles indiens endormis.
Indiens qui ont fait l'amour hier, qui ont danser toute la nuit, qui ont manger, Indiens qui ont fait l'amour hier, qui embrassent la Terre d'inépuisables respects et qui font l'amour. Je les aime...et j'avance comme un boa; un monstre qui pleure. Cinq heure du matin. Et aucune branche qui craque lorsque nous marchons parce que nous, si doucement.

Rien ici ne devra bouger après notre passage. Ni même le vent sur les corps qui gisent. Hommes, Femmes et Enfants mourront à l'aube; avait dit le général.

Mais rien, déjà, ne bouge. Laissons les dormir et partons Carter. Allons, partons. Partons.

Quelqu'un cri. Un coup de feu. Trois flèches folles. Attaque général! Pas de cartiers. Mon ami qui s'écroule. Personne ne s'arrête; Attaque général. Pas de cartiers. Mon ami qui me regarde le regarder me regarder qui le regarde. Et moi qui court comme un salaud. Et moi qui court comme un condamné.
Je pleure. Carter.
Réduire à néant leur existence. Laisser la nature les oublier ensuite. Et nos mémoires seront pleines de récits, prêtent à nourrir les larves. Nous voulions la place sans faire d'histoires
sans rebelles.

Anéantir l'idée jusqu'à l'enfant - tout théoriquement Carter - . Le rejeton qui n'oublie pas et qui grandit avec en tête Et le général et nous qui explosent. Et les femmes et les enfants. Car on a assiégé un village et pourrit les valeurs. Qu'on a laisser grandir le petit Indien avec ses idées bien cachées au fond... Et on explose de l'intérieur comme la poudre à canon du colon jusqu'à la gorge. Il faux tout raser.
Évangile selon Carter, psaume...

Attaque général.
Pas de cartiers.
Personne ne s'arrêtes.

Les femmes qui crient. Les femmes cachées sous les couvertures; sous tout ce qu'il y a un dessous, et qu'on trouve quand même. Qui crient. Cachées. Qui nous regardent les transpercer. Qui crient. – et parfois elles grouillent comme... comme le feu au corps et on pique les bras, les jambes, les visages. Parfois elles grouillent comme des femmes qui ne veulent pas être perforée - Qui crient comme un train qui déraille. Qui pleurent. Si jolies parfois et souvent, très belles. Femmes qui ont jouit hier.
Qui meurent.

Ce massacre. Comme l'automate qu'est rendu le corps. Et les larmes qui nettoient mes joues souillées, mais sans m'en rendre compte.
C'est le vent qui souffle dans mes cheveux et les feuilles d'un arbres lointain où d'autres gens que nous dorment bien. Automate qu'est rendu le corps. C'est comme ça.
On n'entend plus vraiment les cris. Le claquement des fusils se mêle aux soupirs des vaincus. Les cadavres dans les pas au sol de ceux qui ont dansé. Un bras tranché, dans la fête d'hier. Le sang qui cuit doucement sur les cendres chaude. Les feuilles des arbres. Tout s'empâte. Comme lourd et léger. Au ralentie. Au fond d'une mixture opaque. Chaque mouvements qui traînent vers l'arrière. Et tirer sur eux comme se retourner dans son sommeil. La léthargie du rêve. Le séisme du cauchemar. Et une douleur aigu derrière la cuisse.
Une douleur aigu
Une douleur
Une
Une flèche dans ma jambe droite. Conscience avant l'écroulement. Regarder partout. Tâter le sol. Où est mon arme? OÙ EST MON ARME? Où est mon
Ma mains sur le visage froid d'un
Le doigt dans l'½il ouvert et sec
Vomir
Et vomir sur le visage ouvert et sec et sur l'½il froid d'un
Hurler aussi
Frémire la main en l'aire coller de sang et de vomis.
Quelques sanglots
Tâter le sol à nouveau et là ! Mon arme là ! Là ! Mon arme.
Se relever à peine et regarder qui cours vers moi, lui. En peinture et en plumes, en nature. En soi, en lui tout simplement. En colère, haine et rancune. Lui tout simplement, pour le moment,
qui vient me tuer.
Moi qui ne veut pas mourir.


J'ai peur.


J'ai peur.


J'ai peur.


J'ai peur.


J'ai peur.


J'ai peur.

Moi, lui, un coup de feu et merde ! Rien qui ne se passe
Lui, moi, charger, un coup de feu, rien.

Charger, viser, lui, viser, moi, un coup de feu.


Moi, lui, trembler, lui, Carter, les deux, feu.
Tout prêt, lui, charger, lui, Carter, Carter, moi, viser, feu, rien.
Tout prêt, tout prêt, lui, viser, feu, rien.
Tout prêt, Carter, charger, viser, feu.

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 21:16

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 21:46